Épreuve anticipée de maths en Première : comment bien se préparer pour le bac 2026

L’épreuve anticipée de maths en Première est la grande nouveauté du bac 2026. Pour la première fois, tous les élèves de Première générale et technologique passeront un examen de mathématiques en juin, sur le modèle de l’épreuve anticipée de français. Cette nouvelle épreuve suscite beaucoup de questions : quel est le programme ? Comment se déroule-t-elle ? Et surtout, comment s’y préparer au mieux quand c’est la toute première session ?

En tant que professeur particulier de mathématiques, j’accompagne chaque année des élèves de Première spécialité maths dans leur progression. Avec cette épreuve qui approche, je reçois de nombreuses questions de parents et d’élèves. Cet article fait le point sur tout ce qu’il faut savoir, et propose des pistes concrètes pour aborder cette échéance sereinement. Pour en discuter et envisager un accompagnement en cours particuliers, contactez-moi directement.

Ce que vous devez savoir sur cette nouvelle épreuve

Qui est concerné ?

L’épreuve anticipée de mathématiques concerne l’ensemble des élèves de Première, qu’ils soient en voie générale ou en voie technologique. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, elle ne s’adresse pas uniquement aux élèves ayant choisi la spécialité mathématiques : ceux qui suivent le tronc commun (enseignement scientifique) sont également évalués.

Trois versions du sujet sont prévues pour s’adapter au parcours de chaque élève. Les candidats en voie générale ayant choisi la spécialité maths sont évalués sur le programme de spécialité. Ceux qui n’ont pas pris cette spécialité passent un sujet portant sur le programme de mathématiques intégré à l’enseignement scientifique. Les élèves de la voie technologique, quant à eux, sont évalués sur le programme de mathématiques commun à leur filière.

Format et déroulement de l’épreuve

L’épreuve est prévue le vendredi 12 juin 2026, de 8h à 10h. Elle dure deux heures et se compose de deux parties distinctes.

La première partie, notée sur 6 points, prend la forme d’un questionnaire à choix multiples (QCM) qui évalue la maîtrise des automatismes mathématiques. La seconde partie, notée sur 14 points, comporte deux à trois exercices indépendants destinés à mesurer les compétences de raisonnement et de résolution de problèmes.

Un point essentiel à retenir : la calculatrice est interdite pour l’ensemble de l’épreuve. Ce choix vise à évaluer la maîtrise réelle des fondamentaux plutôt que la capacité à manipuler un outil. C’est un changement d’habitude important pour beaucoup d’élèves, et il mérite d’être anticipé.

Pourquoi cette note compte plus qu’on ne le pense

Avec un coefficient de 2, l’épreuve peut sembler modeste par rapport aux spécialités de Terminale (coefficient 16 chacune). Ce serait pourtant une erreur de la négliger.

D’abord, la note obtenue apparaîtra dans le dossier Parcoursup. Pour les formations sélectives — classes préparatoires, écoles d’ingénieurs, filières scientifiques ou économiques — le résultat à cette épreuve envoie un signal clair sur le niveau de l’élève en mathématiques. Ensuite, pour un élève bien préparé, c’est une occasion relativement accessible de sécuriser des points qui comptent dans la note finale du bac.

Sur quoi porte l’épreuve ?

Les automatismes (première partie)

La partie QCM évalue ce que le programme appelle les « automatismes » : des compétences de base que l’élève doit mobiliser rapidement et sans erreur. Ces automatismes couvrent des notions vues en Seconde et en Première, notamment la résolution d’équations du premier degré, le calcul de proportions et de pourcentages, l’interprétation d’indicateurs statistiques (moyenne, médiane, quartiles) ou encore les probabilités élémentaires.

Ce qui rend cette partie exigeante, c’est précisément l’absence de calculatrice. Des calculs qui semblent simples sur le papier peuvent devenir source d’erreurs quand on a perdu l’habitude de les poser à la main. C’est un aspect que je travaille systématiquement avec mes élèves, car la maîtrise du calcul mental et du calcul posé se perd vite si elle n’est pas entretenue.

Les exercices de raisonnement (seconde partie)

La seconde partie de l’épreuve diffère selon le parcours de l’élève. Pour ceux qui suivent la spécialité mathématiques, les exercices portent sur l’ensemble du programme de Première : suites numériques, dérivation, probabilités, trigonométrie, second degré, géométrie repérée et algorithmique.

Les sujets zéro publiés sur le site Éduscol montrent que les exercices peuvent être transversaux : un même problème peut mobiliser des notions de plusieurs chapitres. C’est une difficulté supplémentaire qui demande une vision d’ensemble du programme, et pas seulement une connaissance isolée de chaque chapitre.

Comment se préparer efficacement

Consolider les automatismes de Seconde

C’est un point souvent sous-estimé. Une partie des automatismes évalués dans le QCM provient du programme de Seconde : statistiques descriptives, proportions, résolution d’équations, fonctions de référence. Des notions qui ont pu être vues rapidement ou partiellement oubliées depuis.

Reprendre ces bases ne demande pas nécessairement un travail considérable, mais il doit être ciblé. Quelques séances consacrées aux calculs de pourcentages, aux taux d’évolution ou à la lecture de données statistiques peuvent faire une réelle différence le jour de l’épreuve.

Maîtriser le programme de Première

Pour les élèves en spécialité, l’enjeu est de s’assurer qu’aucun chapitre majeur ne présente de lacune importante. L’épreuve porte sur l’intégralité du programme : il n’est pas possible de faire l’impasse sur un thème entier. Parmi les chapitres au programme de Première, certains — comme la dérivation ou les probabilités conditionnelles — demandent un entraînement régulier pour être bien assimilés.

Ce que j’observe en cours particuliers, c’est que les élèves qui travaillent de manière régulière et structurée progressent bien plus vite que ceux qui concentrent leurs efforts juste avant une épreuve. Mieux vaut consacrer trente minutes par semaine aux révisions dès maintenant que de tout reprendre à quelques jours de l’échéance.

S’entraîner dans les conditions réelles

Le ministère a publié plusieurs sujets zéro sur le site Éduscol : ils constituent la meilleure ressource pour se familiariser avec le format et le niveau attendu. Je recommande de les traiter dans les conditions de l’épreuve : deux heures, sans calculatrice, sans cours sous les yeux.

Cet entraînement permet de repérer ses points faibles avant le jour J. Un élève qui bute systématiquement sur les questions d’équation de droite ou qui perd du temps sur les calculs de fractions sait exactement où concentrer ses efforts dans les semaines qui restent.

Soigner la rédaction de ses réponses

Dans la seconde partie de l’épreuve, chaque réponse doit être justifiée. Une rédaction claire et rigoureuse peut faire la différence entre une copie moyenne et une très bonne copie. Introduire ses calculs, conclure en répondant à la question posée, vérifier la cohérence de ses résultats : ces réflexes s’acquièrent avec de la pratique.

Ce qu’un accompagnement en cours particuliers peut changer

Cette épreuve est inédite. Personne — ni les élèves, ni les enseignants — n’a encore de recul sur son déroulement concret. Dans ce contexte, un accompagnement individualisé présente un avantage particulier : il permet de travailler exactement les points qui feront la différence pour chaque élève.

En cours particuliers, je commence toujours par identifier précisément les chapitres fragiles et les automatismes à renforcer. Plutôt que de revoir l’ensemble du programme de façon uniforme, on cible les notions qui posent réellement problème. C’est cette approche qui permet aux élèves que j’accompagne de progresser de 3 à 9 points en moyenne.

Contrairement à ce que l’on peut craindre, il n’est pas nécessaire d’avoir commencé en début d’année pour progresser. Même à quelques semaines de l’épreuve, un travail bien ciblé sur les automatismes et sur les chapitres les plus rentables en termes de points peut produire des résultats concrets.

Comme le résume Hélène, maman d’une élève que j’ai accompagnée : « Professeur à l’écoute et patient. Grâce à ses explications, ma fille a compris des notions qu’elle n’avait pas assimilées. »

Je propose des cours particuliers en présentiel à Saint-Maur-des-Fossés et dans les communes voisines du Val-de-Marne (Île-de-France), ainsi qu’en visioconférence. Si votre enfant est en Première et que vous souhaitez qu’il aborde cette épreuve dans les meilleures conditions, n’hésitez pas à me contacter.


Vous souhaitez que votre enfant soit accompagné pour préparer l’épreuve anticipée de maths ?

Diplômé d’école d’ingénieur, je propose des cours particuliers de mathématiques en Première (spécialité et tronc commun) à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne et en visio. Les places sont limitées.

📞 06.51.32.40.31 — Formulaire de contact

Questions fréquentes

Quand a lieu l’épreuve anticipée de maths en Première en 2026 ?

L’épreuve est prévue le vendredi 12 juin 2026 matin et dure deux heures. Les résultats seront communiqués en juillet 2026.

La calculatrice est-elle autorisée pour l’épreuve anticipée de maths ?

Non, la calculatrice est interdite pour l’ensemble de l’épreuve (parties 1 et 2). L’évaluation porte sur la maîtrise des automatismes et du calcul sans outil numérique. Il est donc important de s’entraîner au calcul posé et au calcul mental.

Quel est le coefficient de l’épreuve anticipée de maths au bac ?

L’épreuve est affectée d’un coefficient 2 dans le calcul de la note finale du baccalauréat. La note apparaît également dans le dossier Parcoursup, ce qui lui donne un poids supplémentaire pour l’orientation post-bac.

Le sujet est-il le même pour tous les élèves de Première ?

Non. Trois versions du sujet sont prévues : une pour les élèves de la voie générale ayant choisi la spécialité maths, une pour ceux de la voie générale sans spécialité maths (tronc commun), et une pour la voie technologique. Chaque sujet est adapté au programme effectivement suivi.

Est-il encore temps de se préparer à quelques semaines de l’épreuve ?

Oui. Un travail ciblé sur les automatismes et les chapitres les plus fragiles peut produire des résultats significatifs, même en quelques semaines. L’essentiel est d’identifier précisément les points à renforcer et de s’entraîner dans les conditions de l’épreuve.